Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

  • News

    Le vicaire général de Boma rencontre les prêtres de RDC

    Juin 2014 : Monseigneur Jean-Basile Mavungu, du diocèse de Boma au Congo, était en visite dans le Forez pour rencontrer les prêtres missionnaires sur les paroisses de Feurs et Boën.

    Monseigneur Mavungu, 47 ans, est prêtre depuis 1984. En tant que vicaire général, il est le bras droit de l’évêque de Boma au Congo. Chargé du clergé, il suit la vie et le ministère de tous les prêtres du diocèse, y compris ceux de l’étranger. Il rencontre les évêques et vicaires généraux qui les accueillent en occident. « Il s’agit d’un état des lieux. Il faut que la collaboration soit fructueuse, qu’il y ait communion entre les églises. Notre Église est universelle, c’est le signe de la catholicité. Je suis le rapporteur de la situation, un moyen pour maintenir les liens » souligne Monseigneur Jean-Basile Mavungu.
    Au cours de son passage à Feurs, il a rencontré les membres du bureau de l’association Kikundi Ki’Nzambi, qui lui ont remis un chèque de 1 200 euros pour l’achat d’une moto. Il a fait part de sa reconnaissance avec humour : « Je l’aimerais verte, en hommage à Saint-Etienne ». Une belle histoire d’amitié.
    Extrait d'un article du Progrès, édition de la Plaine du dimanche 29 juin 2014


    Remise du chèque par la présidente Danièle Chaussat

    Sur l'article du Progrès, les prêtres Georges, Roger et Ferdinand ont apporté leur témoignage de missionnaire sur le diocèse de Saint-Etienne.


    Le père Georges Nsafu, 53 ans, est arrivé en septembre 2013 dans la paroisse de Saint-Vincent-en-Lignon après le départ du père Rémi pour La Fouillouse. Missionaire du diocèse de Boma, il connaissait déjà l'Europe. « De culture française, je n'ai pas eu de difficulté à l'arrivée. Différente de l'Église d'Afrique, je trouve que l’Église française manque de participation. Peu de jeunes couples, peu d'enfants. J’aimerais une chorale pour animer la messe, je voudrais travailler pour que tout le monde puisse participer à l'office, que ce soit vivant. L'Occident semble s'attacher aux contraintes matérielles et oublier le spirituel. » J'ai l'impression que les occidentaux sont happés par le temps. Ils n'ont jamais le temps, mais que faire ? »

    Le père Ferdinand Makoko, 46 ans, est arrivé à Feurs en septembre 2009. « J’ai rencontré des difficultés avec le climat de l’hiver forézien et surtout pour se promener tout le temps avec mon agenda. En revanche, du côté de la nourriture, tout s’est bien passé. J’ai reçu un bon accueil. Au début, je me sentais un peu isolé. Je trouvais les gens pas très disponibles, toujours pressés. Depuis, ça s’est arrangé. Mais les occidentaux n’ont pas envie de donner du temps, y compris pour le jour du Seigneur. À l’office, le lecteur hésite entre une lecture longue et une brève. Il y a trop peu de jeunes parents dans l’assemblée, donc les enfants ne peuvent pas recevoir. Il y a trop de motivation pour le matériel et non pour le spirituel. Beaucoup de gens ne se sentent pas membres de la communauté pour donner ce qu’ils peuvent. Il n’y a pas d’engagement.

    Roger Kimbu Situ - Curé à Boën-sur-Lignon. Le célibat n’est pas un problème pour recruter L’Église manque d’ouvriers apostoliques. Même en Afrique, les ordinations diminuent. Le célibat imposé aux prêtres n’est pas spécialement en cause car même chez les protestants, les vocations sont en baisse. Le pasteur qui se donne à ses paroissiens ne peut pas assurer son rôle au sein de sa famille en tant que parent et époux. La gestion des deux rôles est compliquée. Le problème vient d’un monde trop tourné vers le matérialisme qui engendre une société de consommation souveraine et un gaspillage regrettable.

    Monseigneur Jean-Basile Mavungu, du diocèse de Boma au Congo et le père Roger


    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire

    Sacrements

    Fêtes chrétiennes

    Vivre en Église