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Publié par paroisse Saint Vincent en Lignon

Vitrail - église Solaure Saint-Etienne /© Défrade

Vitrail - église Solaure Saint-Etienne /© Défrade

La sainteté est une force communicative.

Saint Ambroise

Toussaint : fête des saints

La Toussaint nous invite à fêter les saints. Mais qu'est ce qu'un saint ? Comment le devenir ? Faut-il faire des miracles, avoir des visions, entendre des voix ? Faut-il une reconnaissance officielle, être canonisé en grande pompe ? L'Eglise nous invite à voir dans la sainteté un chemin pour tous. Un saint n'est pas un étranger lointain ! Ce n'est ni un héros ni un modèle de vertu. C'est un frère ou une soeur qui nous a précédés dans la foi et reste attentif à notre vie. Le saint est un exemple vivant de ce qui est possible pour chacun d'entre nous : à la suite de Jésus, faire de notre vie, une vie sainte. Pour devenir saint, il n'y a pas 36 000 chemins : il suffit de répondre pleinement à l'amour de Dieu en vivant l'Evangile. C'est-àdire en aimant, à notre tour, les autres. En ce sens, les saints sont réellement des modèles pour les chrétiens. Non dans l'imitation de leur vie, mais dans l'imitation de la liberté avec laquelle ils ont marché avec Jésus-Christ. L'un aura pu donner sa vie dans le martyr, un autre fonder un ordre, un autre vouer son existence aux pauvres, un autre encore être tout simplement portier dans une école ... Les saints sont auprès de Dieu. Ils sont vivants. C'est le sens de cette fête. Les saints n'ont pas abandonné la solidarité humaine. " Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre…" affirmait Thérèse de Lisieux. Et c'est en ce sens qu'il faut lire les miracles : ils sont la preuve de l'attention d'un saint à ses frères humains. Rien d'étonnant donc à ce qu'un miracle soit reconnu comme un des éléments qui entrent en compte dans la canonisation d'un individu.

Le 2 novembre, jour des morts  : Penser et prier pour ceux que nous avons aimés fait partie de notre foi

Dès les premiers temps du christianisme, la conviction s'est établie que les vivants ont à prier pour les morts. Au moment de mourir, sainte Monique, mère de saint Augustin, demandait à son fils de se souvenir d'elle « à l'autel du Seigneur, partout où tu seras ». Pendant le haut Moyen Âge, on célèbre l'Office des morts à l'anniversaire du décès de la personne. Et tous les puissants de ce monde, princes, rois, évêques, demandent dans leur testament des prières pour le salut de leur âme. En 998, saint Odilon, abbé de Cluny, demande à tous les monastères dépendants de son abbaye de célébrer un office le lendemain de la Toussaint pour « la mémoire de tous ceux qui reposent dans le Christ ». Cet usage s'est répandu à toute l'Eglise et y demeure aujourd'hui. Ce jour là, les chrétiens sont invités à participer, si possible en assistant à la messe, à ce vaste mouvement de solidarité spirituelle. Les foules qui se pressent les 1er et 2 novembre dans les cimetières ne sont sans doute pas étrangères au message d'espérance de l'Eglise, même si l'on peut trouver dommage que, du coup, la fête de la Toussaint se trouve reléguée à une triste évocation des disparus. Penser et prier pour ceux que nous avons aimés fait partie de notre foi. Mais n'oublions pas qu'on peut aussi leur demander de prier pour nous, de s'associer aux difficultés de notre vie et, le jour venu, de nous aider à faire, à notre tour, le grand passage. Vivre dans la mémoire de nos disparus ne doit pas être considéré comme mortifère et déprimant. C'est au contraire un vrai témoignage de foi dans la résurrection et la vie éternelle.

Sophie de Villeneuve pour croire.com.

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