Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Nos prêtres reviennent du Congo

    Le père Roger a eu le bonheur de retrouver sa famille cet été 2011 en République Démocratique du Congo. Pour ce séjour au mois de juillet, il était accompagné par le père Philippe Brunel, notre ancien curé, et le père Guy Vialla, curé de la paroisse Saint Paul en Forez Donzy qui nous livrent leurs impressions.

    Père Philippe Brunel, Père Roger Kumbu Situ, Père Guy Vialla


    ■ Père Philippe, Père Guy pourquoi avez-vous souhaité aller en RDC avec le père Roger ?

    Père Philippe : La principale raison de ce voyage au Congo a été pour moi : l’amitié avec le père Roger. Après trois ans de vie fraternelle quotidienne à la cure de Boën, j’avais bien envie de me laisser guider par Roger pour qu’il nous fasse découvrir son pays, son ancienne paroisse, l’église diocésaine du Bas Congo, et surtout sa famille (papa Léopold et maman Marceline, frères et sœurs, neveux et nièces, …)

    Ce n’est donc pas d’abord en raison d’une démarche officielle, ni encore pour faire du tourisme, mais tout simplement par amitié que je suis allé dans le pays de Roger. Bien sûr, cela n’a pas empêché que nous ayons tout de même été « les ambassadeurs » du diocèse de Saint-Etienne et de l’association Kikumbi ki Nzambi (l’amitié de Dieu) : en particulier lorsque nous avons rencontré Mgr Cyprien, évêque de Boma en lui apportant une lettre du père Dominique Lebrun, mais aussi dans nos différentes visites ou lors de l’ordination en plein air de cinq prêtres et huit diacres. Sans oublier les échanges très chaleureux dans l’ancienne paroisse de Roger, où ses amis ont peut être mieux perçu le sens ecclésial de son départ temporaire de chez eux, pour venir chez nous.

    Père Guy : Cette visite au Congo est liée d’abord à la présence des prêtres du diocèse de Boma sur nos deux paroisses de Saint Paul et de Saint Vincent. De fait on ne peut pas dire que nous sommes allés au Congo mais seulement dans le diocèse de Boma sur lequel nous avons un peu circulé. Pour reprendre une formule sous forme de dicton : « si le Congo équivaut à une miche de pain, on en a vu une miette ! » Alors restons modeste. Si je suis allé là-bas, c’est sur l’insistances de ces collègues qui m’ont invité à y aller pour découvrir un peu de ce qui se vit au quotidien et pour vivre aussi quelques éléments de la vie de l’Eglise. De fait nous avons participé à une ordination, à une messe du dimanche, vu un mariage, rencontrer des prêtres et des catéchistes. Mais peut-être que les parents, paroissiens et amis de ces collègues prêtres étaient également contents de voir et de connaître ceux avec lesquels ils vivent ici au quotidien. Je partage le point de vue de Philippe en ce qui concerne les liens l’association Kikumbi ki Nzambi.

    ■ Après cette expérience, quels point essentiels voudriez vous partager avec les lecteurs ?

    Père Philippe : Le souvenir essentiel que je garde de ces 15 jours reste la rencontre de nos frères prêtres congolais du Prado et l’échange que nous avons pu avoir ensemble sur la Mission et la réalité du pays, sur nos différentes manières d’être prêtres du Prado en France et au Congo, et sur les défis de l’Eglise catholique au Congo, dans le contexte politico-économique très difficile de la vie des congolaises et des congolais. Je garde également le souvenir des sourires et du « chant d’accueil » des jeunes ados sourds et muets qu’un oncle de Roger accueille dans un centre (le CERHA) qu’il a lui-même créé, pour leur permettre de s’en sortir en accédant à une vie sociale et professionnelle plus autonome. Enfin, je reviens en me sentant encore plus co-responsable de la construction mondiale de notre Eglise et de notre monde :

    « BETU BOSO TUFIAMA TUNGA, DIBUNDU DIETU » : Tous ensemble, nous sommes unis pour construire notre Eglise.
    « BETU BOSO TUFIAMA TUNGA, TSI DIETU » : tous ensemble, nous sommes unis pour construire notre société.


    Père Guy : Pour ce qui est du domaine ecclésial je retiens trois points :

    1– Le dynamisme du Père Cyprien, l’évêque du diocèse de Boma, perçu lors de l’ordination et des deux contacts que nous avons eus avec lui.
    2– Le rôle irremplaçable des catéchistes même si nous n’avons que peu discuté avec eux ; mais nous les avons vu à l’œuvre.
    3– L’animation des célébrations : elles sont vivantes avec une foi qui s’extériorise facilement ; cette foi est très présente dans le quotidien des gens. Pour ce qui de la vie concrète, je garde un sentiment de contraste avec un pays aux potentialités énormes dues à sa richesse en matière première et en hommes capables d’innover et de se débrouiller avec peu de choses mais aussi un pays qui a beaucoup de peine à se prendre en charge en ce qui concerne les infrastructures de base telles que le courrier, l’eau, les voies de circulation, l’énergie. Mais peut-être que cela tient à l’occupation de bons nombres de puissances étrangères, dont la France, qui pillent abondement ces richesses tout en « arrosant » bien sur quelques responsables du pays ! En conclusion je retiens toute l’attention et même l’inquiétude de Roger pour que notre séjour se passe au mieux et l’accueil de toutes les personnes que nos avons rencontrées.
    Propos recueillis par Frédérique Défrade


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