Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Dossier élection du pape François

    Dès le lendemain de l’élection du pape François, Mgr Dominique Lebrun a rencontré les médias locaux de la presse écrite, télévisuelle, radio et internet pour une première réaction à chaud sur le choix de ce nouveau pasteur de l’Église Catholique.


    Communiqué de Mgr Lebrun après l’élection du pape François

    L’Eglise catholique a reçu son nouveau pasteur, le Pape FRANÇOIS. Grande joie et profonde reconnaissance aux cardinaux, et à l’Esprit Saint. Dieu a exaucé notre prière. L’évêque de Saint-Etienne salue avec beaucoup d’affection et de respect son frère FRANÇOIS, nouvel évêque de Rome. Comme nous l’avons entendu hier, le Pape est d’abord l’évêque de l’Eglise de Rome.
    Sa simplicité nous touche déjà. En quelques instants, il s’est adressé à Dieu avec les prières les plus simples et à l’assemblée avec les mots les plus communs. Il a choisi Saint François, connu pour son amour des pauvres. Il vit lui-même sobrement. Je lui fais confiance pour nous aider à être encore plus du côté des plus pauvres.
    L’Eglise de Saint-Etienne s’associe à la joie de l’Eglise de Rome. J’invite le peuple de Dieu de la Loire à prier Dieu pour qu’Il bénisse son serviteur FRANÇOIS, comme il l’a demandé. J’invite les fidèles, les religieux et les religieuses, les animateurs laïcs en pastorale, les diacres et les prêtres qui le peuvent à se rassembler mercredi 20 mars à 18 h 45 à la cathédrale Saint-Charles pour une messe d’action de grâce.
    Le jeudi 14 mars 2013
    Mgr Dominique Lebrun


    Interview de Mgr Lebrun


    - Au-delà de la surprise sur la nationalité du pape, c’est un pape âgé de 76 ans. Cela veut-il dire qu’il s’agit d’un pape de transition ?

    Mg Dominique Lebrun : Je ne suis pas surpris que l’Esprit Saint nous réserve des surprises ! Vous connaissez l’adage « qui rentre pape au conclave en sort cardinal ! ». Cela s’est encore vérifié. Et bien voilà, nous avons un pape qui a, depuis un an, déposé sa démission d’archevêque de Buenos Aires mais qui a tout de même dix ans de moins que le pape Benoît XVI. Cela lui laisse de la marge !

    - Par rapport à l’Eglise, n’est-ce pas un handicap ?

    Mg Dominique Lebrun : Non, ce n’est pas un handicap. Il a 76 ans, cela fait partie de ses caractéristiques. Pour la conduite de l’Église, je ne suis pas inquiet.

    - Le pape s’est présenté avant tout comme évêque de Rome, qu’est-ce que cela signifie ?

    Mg Dominique Lebrun : En effet, hier il a pris contact avec les romains en insistant sur le fait qu’il est avant tout évêque de Rome. Il n’a pas employé le mot « pape ». C’est important pour nous, évêques, par rapport au statut et à la responsabilité de l’Église locale. Car si lui-même se situe comme évêque d’un lieu, il reconnait par là, les diocèses du monde comme étant Église locale. Là où il y a un évêque et le peuple de Dieu, il y a Église, et lui, le pape, est le premier parmi nous, le premier parmi les égaux. Il s’est situé vis-à-vis de nous comme un frère, c’est pour cela que dans mon communiqué publié à l’occasion de l’élection du pape, j’ai mentionné « l’évêque de Saint-Etienne salue avec beaucoup d’affection et de respect son frère François ». J’ai hâte d’aller le saluer !

    - Et sur le fait qu’il soit jésuite ?

    Mg Dominique Lebrun : Ils doivent être heureux ! C’est une forme de reconnaissance. Mais les cardinaux ont avant tout choisi la personne de Jorge Mario Bergoglio. Ce qu’il porte en lui. Évidemment, quand on appartient à un ordre mondial comme la compagnie de Jésus, cela prédispose certainement à une compétence universelle. D’ailleurs il a voyagé, en Allemagne, au Chili... Notons qu’il a fait sa thèse sur le pape Saint Grégoire le Grand au VIème siècle. [1] Il a eu le temps de réfléchir à ce qu’était un pape et aux origines de l’Église. Le Bon Dieu l’a préparé !

    - On dit qu’il aurait refusé cette charge lors du conclave précédent ?

    Mg Dominique Lebrun : Je pense que ce n’est qu’une rumeur, qu’il n’y a pas de fondement réel dans cette affirmation. Après, cela peut-être vrai, cela peut-être faux…..Les cardinaux ne démentent pas car s’ils commençaient à démentir, ils commenceraient déjà à dire quelque chose. Cela fait partie du secret de ne pas démentir.

    - Et sur le choix du prénom François ?

    Mg Dominique Lebrun : Honnêtement je dois dire que je l’espérais un peu (ou Paul). Pourquoi a-t-il choisi ce prénom ? Attendons qu’il nous le dise, mais on peut imaginer qu’il fait référence à Saint François d’Assise. N’oublions pas qu’il est petit fils d’immigrants italiens et que saint François, patron de l’Italie, est un saint extrêmement populaire. Personnellement, j’aime beaucoup aller à Assise, c’est un lieu magnifique et d’une grande simplicité. Je pense aussi à ce qui s’est passé à Assise, notamment la rencontre inter religieuse de 1986 organisé par Jean-Paul II avec les représentants des grandes religions. On peut y voir un signe. J’aime aussi me souvenir que les parents de Saint François ont choisi ce prénom en référence à la France après un voyage chez nous qu’ils ont beaucoup apprécié.

    - Les cardinaux n’ont-ils pas choisi un pape argentin en raison d’une plus grande ferveur religieuse en Amérique du Sud ?

    Mg Dominique Lebrun : Cela a peut-être un peu compté mais je ne le pense pas. Cela aurait pu être tout autant un pape venant d’un pays où il y a très peu de catholiques. Les cardinaux ont choisi celui qu’ils pensaient le meilleur dans la situation actuelle et avant tout, en fonction de la qualité de la personne. Sa simplicité, quand il s’est présenté au balcon, m’a touché.

    - En parlant de simplicité, pensez-vous que son pontificat soit aussi simple que lui ?

    Mg Dominique Lebrun : Je le souhaite mais en même temps, c’est compliqué pour un pape ! On a déjà considérablement abaissé le faste par rapport au pape Jean XXIII.

    - Après le théologien, on revient à un pape plus politique et engagé ?

    Mg Dominique Lebrun : On ne peut pas cataloguer le pape François comme conservateur ou progressiste, ni altermondialiste mais effectivement, c’est un homme qui s’est engagé auprès des plus pauvres, qui a lutté pour la justice. Forcément, il a fait une action politique tout en respectant l’autonomie des responsables politiques. Nous ne pouvons pas dire à M. Hollande : « vous ne pouvez pas faire cela », mais nous pouvons dire : « nous constatons que… ». Les chrétiens eux-mêmes doivent relever les manches et s’engager en politique pour rechercher une autre manière de vivre ensemble dans le monde. Il est souhaitable que l’Église soit présente dans le champ politique, social, économique. Il faut être extrêmement attentif et engagé.

    - Est-ce bien qu’il ne soit pas de la curie romaine que certains souhaiteraient réformer ?

    Mg Dominique Lebrun : C’est un signe intéressant. Quand à la réforme de la curie ? Personnellement, je n’accable pas la curie car lors de ma visite ad limina [2] , elle m’a aidé dans mon ministère d’évêque et m’a conseillé. Ce sont des serviteurs. Mais on peut imaginer que dans l’avenir, tout ne se décide pas à Rome et qu’on aille vers une plus grande autonomie des diocèses.

    - Et concernant ce qui se dit sur le passé du pape durant la dictature en Argentine ?

    On va chercher les zones d’ombre comme pour le pape Benoît XVI à qui on a reproché son engagement - forcé - dans les jeunesses hitlériennes. Sans doute s’apercevra-t-on que ce n’est pas vrai. Mais être saint ce n’est pas être parfait, c’est désirer s’approcher de cette perfection.

    F.Défrade
    Sur le site du diocèse de Saint-Etienne



    Pourquoi le pape a t-il choisi le nom de François 

    Samedi 16 mars 2013, plus de 6 000 personnes venant de 64 pays du monde ont pu rencontrer le Pape François en Salle Paul VI, la salle des audiences générales du Saint-Siège. Parmi les nombreux sujets abordés, le pape a expliqué pourquoi il a choisi le prénom de François.


    "J’ai choisi François, le nom de mon cœur « Nombreux sont ceux qui, ignorant pourquoi je me suis appelé François, ont pensé à François-Xavier, à François de Sales et à François d’Assise. Voici les faits : dans la Sixtine j’avais à côté de moi le Cardinal Caludio Hummes, l’ancien Archevêque de Sao Paulo et ancien Préfet de la Congrégation pour le clergé, un grand ami, vraiment un grand ami ! Lorsque les choses sont devenues dangereuses pour moi, il m’a rassuré et encouragé. Et lorsqu’on est arrivé aux deux tiers des votes, et que les cardinaux ont applaudi le Pape élu, cet ami m’a dit en m’embrassant : N’oublie jamais les pauvres ! Ceci s’est imprimé dans mon esprit et j’ai immédiatement pensé au Poverello. J’ai pensé aux guerres, alors que le scrutin reprenait jusqu’à un vote unanime, j’ai pensé à François, l’homme de la paix, l’homme qui aimait et protégeait la nature. Alors que l’humanité a un rapport tellement médiocre avec la création ! Il est l’homme diffusant l’esprit de la paix, l’homme pauvre. Combien je désire une Eglise pauvre pour les pauvres ! ». Un cardinal m’a dit : « Tu devrais t’appeler Adrien parce que Adrien VI fut un réformateur. Et nous avons besoin de réformer » l’Eglise. « Un autre de choisir celui de Clément. Mais pourquoi ? Parce qu’en devenant Clément XV tu vengerais l’affront de Clément XIV qui avait supprimé la Compagnie de Jésus ». Et « j’ai choisi François, le nom de mon cœur »."


    Un nouveau pape : François

    Mercredi 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio a été désigné pour devenir le successeur de Pierre. Sitôt élu, le nouveau souverain pontife a souhaité réciter avec les catholiques du monde entier un "Notre-Père" et un "Je vous salue Marie", avant de se recommander à la prière de chacun.  

    Qui est le nouveau pape ? Archevêque de Buenos Aires, primat de l’Eglise d’Argentine, Jorge Mario Bergoglio, jésuite, est né en 1936. Il a été ordonné en 1969. Nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, il devient archevêque de ce diocèse en 1997. Il a été créé cardinal par le pape Jean-Paul II en 2001. Il est également membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. 


    Le premier pape latino américain de l’histoire 


    Qui est le nouveau pape ? 

    Archevêque de Buenos Aires, primat de l’Eglise d’Argentine, Jorge Mario Bergoglio, jésuite, est né en 1936. Il a été ordonné en 1969. Nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, il devient archevêque de ce diocèse en 1997. Il a été créé cardinal par le pape Jean-Paul II en 2001. Il est également membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.
    Sa biographie complète
    Mercredi 13 mars, en fin de soirée, la fumée blanche apparaît au dessus de la chapelle Sixtine. Une volée de cloches au Vatican confirme la succession de Benoît XVI. Les 115 cardinaux réunis en conclave ont désigné le 266ème pape au cinquième tour de scrutin seulement. Une immense émotion s’empare de la place Saint Pierre où sont réunis des milliers de pèlerins qui attendent de connaître le nom du nouvel évêque de Rome. Parmi eux, de nombreux sud américains qui portent l’espoir de tout un continent. Certains même susurrent le nom du cardinal brésilien Odilo Scherer en soulignant : « cela serait une attention montrée au nouveau monde que de nommer un pape d’Amérique du Sud ».

    Les minutes semblent interminables pour les 1,2 milliards de catholiques dans le monde qui attendent avec impatience de connaître le nom du successeur de saint Pierre. La fanfare de la gendarmerie vaticane, en grande tenue, arrive place Saint-Pierre, pour un concert. Elle précède le cortège des gardes suisses en uniformes d’apparat.

    Et enfin les lumières s’allument derrière la fenêtre du balcon. Quelques minutes encore d’attente, puis la formule rituelle « Habemus papam » est prononcée par le protodiacre, le cardinal français Jean-Louis Tauran. Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, ancien archevêque de Buenos Aires, succède à Benoît XVI sous le nom de Francesco (François en français). Un pape latino, un pasteur, un jésuite, l’ami des pauvres, c’est une reconnaissance pour les 40 % de catholiques dans le monde qui vivent en Amérique du Sud …. Chacun y va de son commentaire en attendant de voir le visage du nouveau chef de l’église catholique romaine. Et il arrive enfin, l’air grave, presque intimidé par cette nouvelle charge qui pèse désormais sur ses épaules tandis que l’hymne national du Vatican retentit place Saint-Pierre. Mais quand enfin il prend la parole, une ombre se sourire s’affiche sur son visage tandis qu’il s’adresse aux romains : « Vous savez que l’objectif du conclave était de donner un évêque à Rome. Mes frères cardinaux semblent l’avoir cherché au bout du monde ».


    Un chemin de fraternité

    Puis le pape François poursuit : « Avant tout, je souhaite faire une prière pour notre évêque émérite Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui pour que le Seigneur le bénisse et que la Sainte Vierge le protège ». Place Saint Pierre, les hourras et les vivats laissent place à la prière. Quand il reprend la parole, le nouveau pape ne s’adresse plus seulement aux pèlerins de Rome mais aux catholiques du monde entier : « A présent nous allons commencer ce chemin - le peuple, l’évêque - ce chemin de l’Eglise de Rome qui doit être le même que le chemin de toutes les Églises, un chemin de fraternité, de confiance et d’amour entre nous. Nous devons prier les uns pour les autres, nous devons prier pour tout le monde, pour le monde entier, pour que règne une immense fraternité. Je souhaite que ce chemin de l’Église que nous entamons aujourd’hui puisse aboutir à davantage d’évangélisation. Maintenant je vais vous donner la bénédiction, mais avant je voudrais vous demander uns service, je voudrais que vous priez Dieu pour qu’Il accorde la bénédiction à votre évêque ».


    Priez pour moi

    Nouveau silence place Saint Pierre. Les chrétiens prient. Une bénédiction inversée qui souligne l’humilité de celui qui se reconnaît le plus pauvre parmi les pauvres comme le Christ avant lui quand il lava les pieds de ses apôtres.

    Puis le protodiacre Jean-Louis Tauran reprend la parole : « Le saint père François, à ceux qui reçoivent sa bénédiction par le biais de la radio, de la télévision et des nouveaux moyens de communication, accorde l’indulgence plénière sous la forme établie par l’Église. Prions Dieu pour qu’Il préserve l’Église longtemps, pour qu’Il guide l’Église pour qu’Il accorde la paix et l’unité aux Églises du monde entier ».

    Avant de se retirer par un « Bonsoir et dormez bien », le pape François a donné la bénédiction urbi et orbi [1] "à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté". Concluant par « Merci de votre accueil, priez pour moi et nous nous reverrons bientôt. Demain, je vais prier la Sainte Vierge pour qu’elle protège Rome ».

    La messe inaugurale du nouveau pape aura lieu mardi 19 mars 2013 à 9 h 30 à Rome. - L’évêque de Saint Etienne célébrera une messe d’action de grâces mercredi 20 mars à 18 h 45 à la cathédrale Saint-Charles.
    F.Défrade
    pour le site du diocèse de Saint-Etienne



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