Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    La famille du Prado réunie le temps d'un dimanche

    La famille du Prado (prêtres du Prado, religieuses du Prado de Feurs et de Saint Etienne), diacres sympathisants, laïcs amis du Prado) a vécu une demi-journée de rencontre et de partage fraternel dimanche 8 décembre 2013 à la Maison de l'avenir de Saint-Etienne.


    Le père Roger a eu la gentillesse de nous partager quelques photos de cette journée qui a débuté par un repas partagé. Le diacre Alain Arnaud, responsable la démarche "Diaconia, servons la fraternité" sur le diocèse, a ensuite proposé une synthèse de ce qui s'est vécu à Lourdes le 8 mai dernier où 12000 personnes se sont rassemblées durant trois jours pour vivre la fraternité. Dans une troisième temps, la famille du Prado a fait un partage de vie et de foi avec la Parole de Dieu, en petit groupe de cinq à six personnes, en s'appuyant sur le texte de Marc 10, 46-52 (la guérison de l'aveugle de Jéricho). A la fin de ce partage, chacun a rédigé une prière sur de petite bougie.La rencontre s'est terminée par une célébration de la Parole ponctuée pas des chants de diaconia 2013, et par la bénédiction du père Jean Joseph Perrier, animateur de la journée.

    Chaque année, vers le 10 décembre, la famille spirituelle du Prado fête l'aniversaire du Prado. En effet, c'est le 10 décembre 1860 que le Père Antoine Chevrier a acheté la salle de bal qui portait le nom du PRADO, afin d'accueillir les enfants pauvres et leur proposer la catéchèse qui était, à cette époque, réservée aux familles plus riches. Cette date est mémorable pour tous les pradosiens.

    Rappelons que le père Philippe Brunel, le père Rémi Imbert, le père Georges Nsafu Nsafu et notre curé, le père Roger Kumbu Situ, sont prêtres du Prado. Une autre communauté de prêtres du Prado est Feurs.

    Le Prado


    Bienheureux Antoine ChevrierEn 1860, le père Antoine Chevrier fonde le Prado avec l’intention profonde de former des prêtres au milieu des pauvres, de proposer aux enfants défavorisés une éducation sociale et religieuse. 150 ans après, son oeuvre se poursuit.

    Dès sa conversion en 1856, le père Chevrier se préoccupe d’évangélisation. Il forme quelques prêtres mais il meurt jeune, à 53 ans. Plusieurs jeunes ont reçu l’influence du Prado. D’excellents prêtres sont formés par ses soins mais en réalité, seuls quatre prêtres sont alors au service du Prado. « Le Prado » disait Antoine Chevrier, « c’est un chêne planté dans une terre aride, il faudra du temps avant qu’il ne porte du fruit ». Il s’agit avant tout d’une intuition missionnaire pour les prêtres, qui a fonctionné pendant 70 ans avec un petit débit, uniquement en région lyonnaise, autour de gens restés très fidèles au fondateur".

    Elle commence avec l’élection d’un nouveau supérieur, Alfred Ansel. Très connu à Lyon, fils de la bourgeoisie lyonnaise, c’est un homme de grande envergure. En devenant évêque auxiliaire de Lyon il permet au Prado de prendre de l’ampleur en le développant dans la majorité des diocèses de France. Détaché de ce tronc géographique d’origine, attentif aux besoins de l’époque, il est sollicité par le régime de Pétain, qui lui a demandé de fonder des maisons de rééducation. Ansel accepte cette mission. Il dispose encore d’un certain nombre de prêtres qui s’étaient consacrés à l’oeuvre du Prado (entre 1942 et 1972, des prêtres étaient incardinés au Prado. Aujourd’hui ce chiffre a réduit, les prêtres tiennent d’avantage à être incardinés dans un diocèse). Durant l’après-guerre, le Prado assume un certain nombre de maisons qui ont contribué à former un certain nombre de jeunes qui ont pu s’en sortir dans la vie, avec des prêtres, des éducateurs laïcs, des instructeurs.

    Elle fait suite au Concile Vatican II. Ce dernier invite les prêtres à prendre de la distance avec le monde de l’éducation. Depuis 1968, le Prado se décompose donc en deux éléments : d’un côté un institut séculier de prêtres et de l’autre, une association laïque à portée éducative et sociale. L’institut séculier appartient au conseil de la vie consacrée. Ses statuts sont reconnus par Rome en 1983. Des constitutions votées servent de règles.

    L’engagement commence par une période de deux ans, puis perpétuel, auprès 10 ou 15 ans de ministère. L’institut séculier existe aujourd’hui dans 52 pays. Etant donné la situation de l’Eglise en Europe de l’Ouest aujourd’hui, le Prado s’est bien développé en France, en Espagne ou encore au Portugal mais le clergé vieillit beaucoup dans ces pays.Il reste encore 600 français. En Corée, au Vietnam, on retrouve des prêtres plus jeunes. De petits groupes naissent aussi en Afrique, en Amérique Latine, où le Prado se développe bien, apportant un sang neuf dans les Eglises plus vulnérables. Le responsable international de l’Institut séculier est actuellement un français, avec deux collaborateurs espagnol et italien.

    Article de Ktomag n°213 décembre 2010 adapté en 2013
    Le Prado





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