Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Mieux comprendre le chemin de croix

    Quel est l'origine du chemin de croix ?

    « Depuis la paix de Constantin en 313, les foules de chrétiens ont voulu, chaque année se trouver à Jérusalem, la semaine de la Passion du Christ et refaire le chemin que celui-ci avait parcouru les jours qui ont précédé sa mort ». La mort et la résurrection du Christ ont fondé la naissance de l'Eglise à la Pentecôte. En quelque sorte, les chrétiens des premiers siècles voulaient revivre l'événement, s'identifier à Jésus, et par ce geste le remercier.

    Descente de la croix, église de Solaure à Saint-Etienne©Défrade
    Descente de la croix, église de Solaure à Saint-Etienne©Défrade

    « Les franciscains imaginèrent et diffusèrent aux XIVème et XVème siècle la pratique du chemin de la croix. Gardiens des lieux saints depuis le XIVème siècle, en vertu d'un accord passé avec les Turcs, ils dirigeaient à Jérusalem les exercices spirituels des pèlerins sur la Via Dolorosa suivie par le Christ et allant au tribunal de Pilate, au bas de la ville, jusqu'au Golgotha, le Calvaire, à son sommet. Ils eurent l'idée de transposer cette forme de méditation sur la Passion à l'ensemble des fidèles et ainsi de permettre aux pauvres et à ceux qui ne pouvaient se rendre en Terre Sainte d'accomplir la même démarche que les pèlerins.

    Pour se faire, ils disposaient en plein air ou dans les églises, des séries d'évocation (tableaux, statues, croix...), des scènes marquantes de l'itinéraire du Christ vers le calvaire et ils faisaient prier et méditer les fidèles à chacune de ses étapes ou "stations". Le nombre de celles-ci varia jusqu'au XVIIIème siècle. au cours duquel elles furent fixées à 14 par les papes Benoît XII et Clément XIV... ».Aujourd'hui, comme à Lourdes, par exemple, dans la montagne au dessus dessanctuaires, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection 1.

    (1) Nouvelle encyclopédie Théo, Paris, Droguet&Ardant/Fayard, 1989

    Méditer : le Chemin de croix de Paul Claudel






    On peut faire les 14 stations à partir de scènes évangéliques


    Ire Station : Jésus au jardin des Oliviers
    IIe Station : Jésus, trahi par Judas, est arrêté
    IIIe Station : Jésus est condamné par le Sanhédrin
    IVe Station : Jésus est renié par Pierre
    Ve Station : Jésus est jugé par Pilate
    VIe Station : Jésus est flagellé et couronné d’épines
    VIIe Station : Jésus est chargé de la croix
    VIIIe Station : Jésus est aidé par Simon de Cyrène pour porter la croix
    IXe Station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
    Xe Station : Jésus est crucifié
    XIe Station : Jésus promet son Royaume au bon larron
    XIIe Station : Jésus sur la croix, sa mère et son disciple
    XIIIe Station : Jésus meurt sur la croix
    XIVe Station : Jésus est déposé au sépulcre


    Les 14 stations du chemin de croix :


    1e station : Jésus est condamné à mort
    2e station : Jésus est chargé de sa croix
    3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
    4e station : Jésus rencontre sa Mère
    5e station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix
    6e station : Véronique essuie la face de Jésus
    7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
    8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
    9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
    10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
    11e station : Jésus est attaché à la croix
    12e station : Jésus meurt sur la croix
    13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
    14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
    (15e station : avec Marie, dans l'espérance de la résurrection)


    Quel est le sens du chemin de croix ?


    Marcher, c'est avec tout son corps, avec tout son être, risquer une expérience humaine et spirituelle. Marcher, c'est avancer par étapes, c'est chercher un sens à sa vie, c'est sortir de soi, c'est aller de l'avant...

    Une marche-pèlerinage à la suite du Christ, en communion avec tous les chrétiens, tous les diocésains...Une marche ponctuée de chants, de prières, de méditations, de témoignages, de silence...Des personnes se relaieront pour porter une croix, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), une croix, symbole majeur de cette journée, une croix symbole de mort et de vie, une croix symbole de l'espérance chrétienne pour nous aider à traverser toutes nos épreuves.

    Une marche ouverte à tous et respectueuse de chacun, toutes générations confondues, avec notamment la présence d'enfants et de jeunes.

    Une marche pour marquer l'importance pour les chrétiens, non seulement du jeudi saint mais des trois jours saints par excellence de l'année, à savoir le jeudi saint (avec la messe en mémoire de la cène), le vendredi saint (avec le chemin de croix et l'office de la passion), le samedi saint et le dimanche de Pâques (avec la veillée pascale et les messes du jour avec les baptêmes d'enfants et d'adultes). Les chrétiens ne reconstituent pas, ne miment pas pendant trois jours les détails des événements de la Passion et de la Résurrection du Christ. Ils célèbrent comme un tout, comme une source, comme un sommet, ces trois jours finalisés par la résurrection. Il ne s'agit pas seulement d'un souvenir mais d'un mémorial, c'est-à-dire la réactualisation pour aujourd'hui des « événements sauveurs » du passé.

    Il s'agit d'inviter tous les chrétiens où qu'ils soient à entrer dans l'esprit de ces jours saints qui nous rappellent l'essentiel de notre vie chrétienne, ouverte sur le témoignage de l'amour de Dieu. Le sens profond du carême, démarche personnelle et communautaire de conversion, temps de prière, de partage et de jeûne, temps de préparation au baptême pour les adultes, sera rappelé. Une démarche, signe d'unité et appel à l'unité des chrétiens rassemblés par leur pasteur. Une démarche missionnaire qui témoigne au cœur de la cité, en respectant chacun, chaque religion, chaque tradition humaniste, et les incroyants. Un témoignage de ce qui fait vivre les chrétiens. Une démarche à dimension culturelle quand elle rappelle à nos contemporains le sens du temps toujours inscrit dans nos calendriers et qui a marqué notre histoire.

    Une marche symbolique. C'est une invitation à nous déplacer dans l'existence. Nous passerons d'un territoire d'une paroisse à l'autre, comme pour nous inviter à dépasser certaines frontières. C'est une invitation à « élever notre cœur », à prendre de la hauteur dans nos vies, à oser la rencontre avec Dieu dans la foi, pour pouvoir redescendre dans le quotidien pour l'habiter autrement, pour poursuivre nos engagements avec plus d'élan.

    Une marche de solidarité avec tous les souffrants de la terre, une marche de l'espérance chrétienne.

    Source: site internet du diocèse de Laval.



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