Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Qui est Marie pour les catholiques ?


    Marie, mère de Jésus

    Figure discrète des évangiles, Marie a pris très vite dans le cour des croyants une place privilégiée. Plusieurs fois au cours de son histoire, l'Eglise s'est interrogée sur le rôle de la mère de Jésus dans la vie de foi des chrétiens. En ce mois de mai, traditionnellement dédié à Marie, pourquoi ne pas revenir sur celle qui « a cru » et qui porte depuis lors toutes les peines et les soucis des hommes. 

    Vierge, église de l'Hôpital sous Rochefort /©Défrade
    Vierge, église de l'Hôpital sous Rochefort /©Défrade

    Marie tient une place singulière dans l'Eglise. Comment ne pas comprendre l'attachement filial de millions de croyants à une figure féminine, perçue comme plus proche, plus douce et consolatrice que celle d'un Dieu, fût-il tendre et attentionné ? Marie est celle qui protège, guide, apaise… Au cours des siècles, l'Eglise catholique s'est interrogée sur la place que devait occuper la mère de Jésus dans la vie des croyants. S'appuyant sur les textes des évangiles et la prière des fidèles, elle a donné à Marie un statut et un rôle qui ont pu varier mais qu'il ne faut ni exagérer, ni à l'inverse minimiser ! Marie est appelée Mère de Dieu, mais elle n'est pas une déesse. Elle avant tout une femme qui, parce qu'elle a répondu la première à l'amour total de Dieu, nous guide à faire de même. Figure discrète et silencieuse de l'Evangile, Marie est aussi celle qui conduit à Jésus, apprend à le prier, à entrer peu à peu dans son intimité et à l'aimer. Toujours vierge et pourtant mère L'évangile de Luc raconte que

    Marie qui était « vierge, fiancée à un homme » reçut la visite d'un ange annonçant la venue d'un enfant par ses paroles : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » Choisie par Dieu pour être la mère de son Fils, Marie est donc devenue mère d'un enfant sans avoir eu de relations sexuelles avec son fiancé. Elle est restée vierge et pourtant a enfanté. Cette virginité, souvent contestée, n'est pas un mépris de la sexualité. Elle signifie que Jésus est bien d'origine divine. La virginité de Marie est un mystère qui s'approfondit dans la prière. Il a fallu à cette jeune fille beaucoup de courage, de foi et une totale disponibilité à l'oeuvre de Dieu, pour devenir mère.
    En cela, Marie est un modèle pour nous et pour l'Eglise.

    Mère de Jésus, donc Mère de Dieu


    En 431 lors du concile d'Ephèse, l'Eglise a affirmé pour la première fois que Marie est également Mère de Dieu puisque Jésus est le Fils de Dieu et Dieu lui-même. Cette expression, Mère de Dieu, ne dit pas que c'est Marie qui a donné à Jésus sa divinité. Mais elle dit que Marie a enfanté celui qui vient de Dieu. C'est en comprenant peu à peu qui était Jésus que les chrétiens ont formulé ce qu'ils comprenaient aussi de Marie. Et ce qu'ils comprenaient les remplissait de vénération.

    Conçue sans péché


    Très rapidement les chrétiens ont médité sur la vie de Marie en s'interrogeant sur cette question : comment une femme, marquée comme tout être humain par le péché, le combat intérieur, les faiblesses, les manquements, pouvait concevoir et mette au monde un enfant comme Jésus, porteur de la réalité divine ? Pour répondre à cette question, les paroles de l'Ange à l'Annonciation donnent quelques éléments de réponse : « Réjouis-toi, comblée de grâce » (Lc 1, 28). De cette grâce dont elle est comblée, l'Eglise catholique a compris, au fil des siècles, que Marie avait été conçue par ses parents en étant préservée du péché des hommes : elle est « pleine de grâce » C'est ce qu'on appelle l'Immaculée Conception. Ce dogme a été défini le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX. Que Marie ait été préservée du péché ne veut pas dire qu'elle est loin de nous : elle reste une créature de Dieu, elle reste du côté des hommes, elle est avec nous. Mais elle nous indique qu'à sa suite, nous sommes appelés à la sainteté.
    Un article du site www.croire.com




    Mois de mai, mois de Marie !



    Au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. En 1549, un bénédictin, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps. Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain. Cette dévotion mariale c’est perpétuée de part le monde jusqu’à aujourd’hui. Alors en ce mois de Mai, comme les enfants du moyen âge, offrons des fleurs et des prières à Marie !

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