Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Comment recevoir le sacrement des malades ?

    Recevoir le sacrement des malades

    Tous les deuxièmes dimanches de juin, le sacrement des malades est proposé sur notre paroisse.

    La maladie et la dégradation physique et mentale qui l’accompagne représente une épreuve spirituelle pour les croyants. Mais en s’appuyant sur l’Église et la communauté, les souffrants peuvent trouver un certain réconfort. On utilise habituelle-ment l’expression ″le sacrement des malades″ pour parler de l’onction des malades,. ″Le sacrement de l’onction est marqué par deux gestes : l’imposition des mains et l’onction d’huile des malades″ (Rituel §103), huile bénie par l’évêque lors de la messe chrismale. Ce sacrement du réconfort, cette onction vise à « relever » le malade et l’aider à supporter la maladie. Il est toujours beau de savoir qu’au moment de la douleur et de la maladie, nous ne sommes pas seuls : le prêtre et ceux qui sont présents au cours de l’onction des malades représentent en effet toute la communauté chrétienne qui, comme un unique corps, se rassemble autour de celui qui souffre et de sa famille, en nourrissant en eux la foi et l’espérance, et en les soutenant par la prière et la chaleur fraternelle. Mais le réconfort le plus grand découle du fait que dans le sacrement est présent le Seigneur Jésus lui-même, qui nous prend par la main, nous caresse comme il le faisait avec les malades.


    Pour plus de renseignement sur le sacrement des malades :


    •  Marie Françoise Fradel: 06 19 67 80 60
    •  Damien Muller : 06 34 31 31 40

    Huile des malades ©Défrade
    Huile des malades

    Mieux comprendre le sacrement des malades

    LE SACREMENT DES MALADES n'est pas un geste magique

    C'est un geste de foi, car Jésus n'agit pas sans nous, mais à travers l'ouverture de notre coeur à sa présence bienveillante. Le sacrement demande, de la part du malade, un accueil de Jésus-Christ dans la foi.

    LE SACREMENT DES MALADES n'est pas un geste isolé

    C'est un geste de fraternité et de charité, qui rejoint tous ce qui est fait, par les uns et les autres, pour aider le malade (visites, prières, communion apportée par l'entourage, soins médicaux...)

    LE SACREMENT DES MALADES n'est pas un geste solitaire

    Tout sacrement se vit et se célèbre en Eglise. Autant que possible, il est célébré avec les chrétiens qui entourent le malade (famille, amis, soignants qui le désirent...) et toujours en communion avec la communauté chrétienne.
    De temps à autres, une célébration communautaire célébrée dans l'église paroissiale, au sein de la communauté, aura beaucoup de sens. Elle restituera les personnes malades comme membres à part entière de la communauté paroissiale.

    L'aveugle de Jéricho par Poussin
    L'aveugle de Jéricho par Poussin

    LE SACREMENT DES MALADES, de quoi s'agit-il ?

    Très tôt dans l’histoire de l’Eglise, comme l’atteste le Nouveau Testament, les croyants furent amenés à expérimenter que le Christ devait prolonger sa passion et son martyr dans les membres souffrants de son Corps. Il fallait aussi manifester la puissance créatrice du Christ déjà annoncée dans ses actions de guérison. Sollicitude du Christ qui rejoint toute souffrance pour la transfigurer et en faire le chemin d’une Pâque. Ce sacrement est ainsi spécialement destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie. A la suite du Christ qui « a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » (Mt 8,17), l’Eglise, par ses membres, tient à accompagner, à visiter et à poser sur les malades, les signes qui expriment d’une manière spéciale que Jésus est vraiment « Dieu qui sauve ». Célébré au sein de l’eucharistie, le sacrement des malades rappelle et manifeste que nos frères et sœurs souffrants sont pleinement membres du peuple de Dieu en marche. Vivre ce sacrement, c’est demander un don particulier de l’Esprit Saint. La grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie ou à la fragilité de la vieillesse. Cette assistance du Seigneur par la force de son Esprit veut conduire le malade à la guérison de l’âme, mais aussi à celle du corps. Vous le comprenez, l’onction des malades n’est pas le dernier sacrement avant le grand passage. Le dernier, c’est l’eucharistie, comme viatique. Reçu à ce moment de passage vers le Père, la communion au Corps et au Sang du Christ revêt une signification et une importance particulière. Elle est semence de vie éternelle et puissance de Résurrection, selon les Paroles du Seigneur : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi, je le ressusciterai au dernier jour ». (Jn 6,54)

    Levons tout d’abord une confusion

    Au cours des siècles, l’onction des malades a été conférée de plus en plus exclusivement à ceux qui étaient sur le point de mourir. A cause de cela, elle avait reçu le nom “d’extrême onction”.

    A qui s’adresse ce sacrement ?

    Si l’onction des malades est donnée aux personnes dangereusement malades, elle peut être proposée à toute personne dont la santé physique, psychique, place celle-ci dans l’épreuve et la souffrance. Ce peut être le cas avant une opération sérieuse. Il en va de même pour les personnes âgées dont la fragilité s’accentue. Mais, comme dans tout sacrement, il n’est pas question d’âge.

    Le Christ rejoint celui qui souffre

    Lorsqu'un chrétien est affaibli par la maladie ou la vieillesse, ou s'il doit subir une opération importante, il peut recevoir le sacrement des malades pour l'aider à supporter ses souffrances. Le sacrement des malades est le sacrement du réconfort : c'est le Christ qui rejoint celui qui souffre dans son corps ou dans son coeur. Le Christ, qui a souffert jusqu'à donner sa vie, vient porter avec lui ses propres souffrances et les offrir à Dieu.

    La souffrance

    Dieu ne veut pas la souffrance
    Quand une personne est gravement malade, la souffrance risque de la détourner de Dieu ; elle peut penser: " Si Dieu existait vraiment, si Dieu m'aimait, il ne me laisserait pas souffrir de la sorte. "
    Or, Dieu ne veut pas la souffrance. Les Apôtres ont vu Jésus pleurer la mort de son ami Lazare ; la veille de sa propre mort, il a prié pour que la souffrance s'éloigne de lui. Puis, il a accepté cette souffrance et l'a offerte à Dieu, son Père. Dieu souffre avec celui qui souffre, pleure avec celui qui pleure. Le sacrement des malades aide le malade à donner un sens à sa souffrance.
    À travers ce sacrement, Dieu l'aide et lui donne le courage de surmonter cette épreuve.

    La prière de l'Eglise

    L'Esprit saint apporte ses dons : Pardon des péchés, réconfort, consolation, force dans l'épreuve, soulagement des souffrances, confiance, espérance, salut, guérison... Ces mots reviennent tout au long de la prière de l'Eglise.
    Jésus guérissait et aujourd'hui, la prière de l'Eglise guérit. Pas toujours une guérison corporelle, mais toujours un soutien spirituel. "La Force de Dieu agit dans la faiblesse de l'homme" (2 Corinthiens 12,9)

    Le dernier voyage

    Quand un chrétien sent que sa vie touche à sa fin, l'Église lui propose l'eucharistie " en viatique " (" pour le voyage "). L'eucharistie en viatique est le pain pour la route, pour le voyage qui le conduit à Dieu.
    Devant la mort, celui qui part et qui reçoit le viatique témoigne du chemin qui s'ouvre devant lui : il va rencontrer un Père, tout amour et tendresse, qui lui tend les bras. Celui qui communie, au seuil de la mort, affirme qu'il meurt avec Jésus pour ressusciter avec lui. "Sur le seuil de sa maison, notre Père t'attend, et les bras de Dieu s'ouvriront pour toi".


    Prière : "Avec les malades" de Yolande Richard

    Avec les malades
    qui espèrent une main secourable
    et qui attendent de toi un signe ou un geste.
    Avec les familles
    dont la vie est complètement chambardée
    à cause de la maladie d'un des leurs.
    Avec les femmes et les hommes
    qui, dans les hôpitaux, les centres d'hébergement,
    sont là, jour après jour, pour adoucir un peu
    la vie d'un enfant, d'un conjoint, d'un parent malade.
    Avec le personnel soignant
    et les nombreux bénévoles des milieux de santé,
    qui savent se montrer attentifs aux besoins des autres.
    Je te prie aujourd'hui, Seigneur.
    Rends-moi capable d'approcher sans peur les personnes qui souffrent.
    Apprends-moi la compassion, la vraie,
    celle que tu as toujours eue pour ceux et celles qui sont dans le besoin.
    Aide-moi à devenir de plus en plus humaine,
    à "grandir" en quelque sorte "en humanité".
    Donne-moi le courage du quotidien
    et le souci constant d'adoucir la souffrance des autres.
    main qui console un malade

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    Vivre en Église