Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Quel sens donner à Noël ?

    Les chrétiens fêtent le nouveau-né de Bethléem : ils reconnaissent que "Jésus est Dieu-avec-nous" (l'Emmanuel). Ils célèbrent Dieu qui se fait homme.

    Fixé symboliquement au 25 décembre, précédée par le temps de l'Avent, la fête de la Nativité de Jésus signifie que le Christ est la vrai lumière qui éclaire tout homme en ce monde. Le Fils de Dieu, Parole Vivante de son Père, s'est fait homme. Il a habité parmi nous. Des petits pauvres, des bergers, le reconnaissant à travers l'enfant de la crèche, puis des mages venus d'Orient, dont l'arrivée manifeste le Christ à toutes les nations.


    Noël, un Dieu parmi nous

    Auprès de Jésus nouveau-né, ce ne sont pas les princes, les prêtres ou les rois qui se précipitent. Les premiers informés de cette naissance sont des bergers qui gardent leurs troupeaux de moutons durant la nuit.
    Les bergers sont considérés comme marginaux à l’époque. Ils vivent à l’écart, et ils ne peuvent pratiquer la religion, attachés qu’ils sont à leurs bêtes. Ce sont pourtant eux qui sont avertis de la naissance de Jésus et qui viennent le visiter à Bethléem. Ils laissent leurs troupeaux sans pasteurs, au risque de les voir s’éparpiller et de les perdre. Eux, les proscrits, ils deviennent les premiers témoins de celui qu’on leur a annoncé comme le "Sauveur" —c’est-à-dire celui par qui le salut de l’humanité adviendra—, mais qui n’est encore qu’un nourrisson couché dans une étable, veillé par ses parents.
    De même les mages, ces hommes venus d’Orient, d’ailleurs, "lisent" dans les astres l’inouï de la naissance de Jésus. Une nouvelle étoile est née. Ils la suivent. Ils acceptent de se laisser guider par l’étoile.
    Si la naissance de Jésus est d’abord annoncée aux bergers et aux mages, c’est que par cette naissance la révélation de Dieu s’élargit, dépasse les frontières: elle n’est pas réservée à quelques-uns. Elle est pour tous. Dieu se fait proche de tous. Toute l’humanité est concernée. Chaque personne dans cette humanité est concernée. Le message que porte cette naissance, et dont les paroles et les gestes de Jésus seront porteurs, est universel.
     Source http://diocese-trois-rivieres.org


    Vitraux de la nativité, église de Saint-Sixte /©Défrade
    Vitraux de la nativité, église de Saint-Sixte /©Défrade


    Fêter Noël : un message de paix


    Lorsque les messagers de Dieu annoncent aux bergers la naissance de Jésus, ils annoncent en même temps que la présence de Dieu dans l’humanité est porteuse de paix. Aujourd’hui, on parle de la "trêve" de Noël. C’est un temps où les antagonismes sont mis entre parenthèse. Quel est le plus grand cadeau que l’on puisse s’offrir les uns aux autres ?

    C’est la paix, aujourd’hui encore.

    Deux mille ans après le premier Noël, le monde est malheureusement en proie à des conflits dont on ne voit pas l’issue.
     À l’endroit même où Jésus est né, des hommes et des femmes souffrent d’un conflit déchirant ! Puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes, c’est bien que chaque être doit être respecté infiniment dans ce qu’il est. Le meilleur respect de l’autre, c’est de vivre avec lui paisiblement. Sans doute pensons-nous qu’à notre niveau, nous ne pouvons avoir prise sur les conflits du monde. Dieu, par la naissance de Jésus, nous dit que c’est en chacun de nous que tout commence. Dans la relation que nous avons avec nous-mêmes —sommes-nous en paix avec nous-mêmes ?—, mais aussi bien sûr avec les autres. Travailler à la paix commence dès la maison —en famille—, et dans toutes nos relations proches ou lointaines.
    Beaucoup de cadeaux sont offerts à Noël. C’est bon signe. C’est de l’amour qui s’échange entre les êtres. Mais il nous faut aller plus loin. La meilleure manière de vivre Noël, c’est de travailler pour la paix.
    Un article du site http://diocese-trois-rivieres.org 

    Quel serait alors le vrai sens de Noël ?


    Pendant plusieurs semaines, l’effervescence a envahi les rues, les boutiques, les lieux de travail, les maisons… Sapins et boules multicolores, illuminations et vitrines enrubannées, listes de cadeaux et retrouvailles familiales… À Noël nous fêtons un événement qui a eu lieu il y a un peu plus de deux mille ans. Dieu fait un cadeau à l’humanité: une naissance. Une naissance pas comme les autres. La crèche, que beaucoup construisent dans l’intimité familiale, en est l’illustration. Au cœur de la fête de Noël, un enfant. Il ne naît pas dans le confort, mais dans une étable. Ses parents ne trouvent pas de place ailleurs. Il naît à l’écart et dans le dénuement. Quelques années plus tard, il va se révéler un être exceptionnel. Des milliards d’individus à travers le monde s’en disent aujourd’hui les disciples : Jésus.
    Source http://diocese-trois-rivieres.org

    Quizz sur les traditions de Noël

    Amusez-vous à découvrir les traditions de Noël à partir d'un quizz.
    Les explications vous seront proposées.



    Noël, c’est du sens pour notre vie et pour notre monde


    A Noël, dans la messe du jour, la liturgie nous propose, comme évangile, le prologue de saint Jean dans lequel il est dit : … « Et le Verbe (la Parole de Dieu) s’est fait chair (homme) et il a planté sa tente parmi nous… » Sans doute cela ne dit-il rien à beaucoup, et pourtant… Faut-il que cette « tente » soit gênante pour que la plupart des bibles utilisent le verbe habiter, ou demeurer, ou vivre avec… ! Celui que, depuis le commencement du monde, on attendait pour nous sortir de notre misère humaine, celui qui nous avait été promis depuis Abraham, Isaac et Jacob, celui qui allait nous faire tenir debout dans une Alliance nouvelle qui nous ferait passer la mort en nous constituant « fils de Dieu », celui-là donc ne vient pas s’installer parmi nous, mais comme un nomade, comme un sans-abri, comme un voyageur-pèlerin, il plante sa tente, passant de l’un à l’autre, comme un berger courant après ses brebis perdues. Sur le plan historique, nous ne savons quasiment rien de la naissance de cet Envoyé du Père. Sur le plan de la foi, nous savons que les premières communautés chrétiennes n’étaient pas tant intéressées par les circonstances de la venue au monde de l’Enfant-Roi que par le fait que celle-ci marquait le commencement de notre rédemption. Les anges qui annoncent le message aux bergers rappellent ceux qui annoncent la résurrection ; la grotte n’est pas sans évoquer le sépulcre ; les linges emmaillotant le nouveau-né sont déjà son linceul ; la mangeoire en bois qui reçoit le corps du bébé préfigure le bois de la croix et notre nouvelle naissance ; enfin, ce sont des « hors normes », bergers et femmes qui seront les premiers témoins de notre libération.

    Dès l’âge de douze ans, lors de l’épisode du Temple, l’Enfant Jésus rappelle cruellement à ses parents qu’il n’est pas d’abord fils de ceux-ci, mais le Fils de Dieu. Et lors de ses années missionnaires, il pourra affirmer en toute justesse « Le Fils de l’Homme n’a pas une pierre où reposer sa tête. » Et c’est dans cette perspective qu’il choisit ses disciples et apôtres, les envoyant jusqu’au bout de la terre avec rien d’autre que la Parole de Dieu (le Verbe) pour enrichir les coeurs, lourds de notre humanité. Noël, cette tente au milieu de nos constructions, c’est du sens pour notre vie et pour notre monde. Oui, un mot peut tout changer dans notre existence, quel que soit notre âge ! (Henri LE ROCH, archives 2010)


    Noël : Il a planté sa tente parmi nous

    Le jour de Noël, comme évangile de la messe, l’Eglise propose à notre méditation le commencement de la Bonne Nouvelle selon saint Jean. Traditionnellement, nous lisons la traduction suivante « Et le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous … » Ce n’est pas tout à fait le sens qu’il faut donner au verbe « habiter ». Pour coller à la réalité, il faudrait dire : « Il a planté sa tente parmi nous ». Dans une civilisation nomade, on ne s’installe pas comme on le fait dans une ville. La recherche de la nourriture oblige à se déplacer fréquemment, montant et démontant la tente, qui est l’abri de la famille. Ainsi donc, l’évangéliste Jean compare notre terre à un campement de nomade dans lequel Dieu a envoyé son Fils Unique, sa Parole, le Verbe, pour prendre corps et partager notre humanité ! Le Fils de l’Homme n’a pas une pierre où reposer sa tête, nous dit l’Ecriture. Et dire que nous faisons tout pour être confortablement installés ! Pouvons-nous imaginer un instant que la crèche de notre église soit une bâche dans un campement de Rroms sous laquelle une jeune fille donne le sein à un nouveau-né à la peau mate et habillé de vêtements récupérés auprès d’une bonne âme… ?

    Bien sûr, j’ai tout à fait conscience, en écrivant cela, de déranger beaucoup de monde, y compris moi ! Mais dans une société « déchristianisée », matérialisée, nous avons un besoin urgent d’être re-évangélisés, besoin de redécouvrir la vraie source du bonheur telle que Jésus nous l’a apprise dans le sermon sur la montagne, rappelée lors de la fête de la Toussaint. Et puisque nous sommes en train d’essayer de pénétrer un peu plus dans le mystère de Noël, savez- vous pourquoi, seuls Matthieu et Luc nous en disent quelque chose, et encore pas les mêmes ! Tout simplement parce que la question ne les intéressait pas. Les premiers chrétiens issus du judaïsme, pour lesquels les évangiles ont été écrits, n’étaient pas comme nous avides de faits divers. Seul l’essentiel importait : le Christ Messie est le Serviteur souffrant annoncé par les prophètes. Condamné et mort sur la croix, déposé dans un tombeau, il est ressuscité, premier-né d’entre les morts, et vivant pour toujours auprès du Père où il nous prépare une place. Voilà la profession de foi des premiers frères. En dehors de cela, nous ne savons rien. Alors pourquoi la crèche en bois et les langes ? Pourquoi une grotte ? Pourquoi les anges ? Ce ne sont que des rappels de la passion. Le bois de la crèche annonce le bois de la croix ; les langes rappellent le linceul ; la grotte est le tombeau ; les anges annoncent la mission aux bergers comme aux femmes…Mais alors, tout est faux diront certains ; pas du tout : simplement il ne faut pas vouloir chercher ce qui n’est pas. L’Esprit est Vérité. En Eglise, Il nous mènera vers la Vérité toute entière. A tous les pauvres de coeur, les doux, les hommes de paix, ceux qui crient justice, à vous frères chrétiens persécutés dans le monde : Heureux Noël ! Vous êtes les premiers dans le Royaume. (Henri LE ROCH, archives 2011)

    Noël : Il faut que nos crèches soient vivantes

    En 1223… à Creccio, Saint François d’Assise souhaita célébrer Noël en ayant sous les yeux la scène de la Nativité. Ce fut la première crèche de l’histoire (jusque là, personne n’avait pensé à « faire la crèche »). Mais si Saint François avait ce désir, ce n’était ni pour le folklore, ni pour s’attendrir. C’était pour mieux se rendre compte de la réalité du mystère de l’Incarnation de Dieu, en Jésus. « Dieu s’est fait homme ! Dieu s’est fait pauvre ! »

    Aujourd'hui… comment nous préparons-nous à célébrer, nous aussi, ce réalisme de l’Incarnation de notre Sauveur ?

    Comment se fait-il, par exemple, que tant de personnes soient choquées lorsque l’actualité de notre monde est évoquée, dans les célébrations de Noël
    Comment se fait-il que d’autres personnes s’étonnent de voir l’Eglise s’impliquer dans la vie du monde ? Par exemple, lorsqu’elle invite chacun à une réflexion éthique.
    Ou encore, lorsque nos évêques interrogent nos consciences sur le sort réservé aux embryons humains, dans telles ou telles circonstances…
    « Dieu s’est fait homme ! Dieu s’est fait pauvre ! »

    Oui, cela m’étonne. Car l’Eglise catholique n’est pas une secte. Notre foi ne doit donc pas nous couper de la vie du monde. Et notre éthique chrétienne nous pousse à nous intéresser à la vie humaine et sociale, comme l’a rappelé récemment Mgr André Vingt-Trois, président des Evêques de France : « Etre chrétiens en ce monde, ce n’est pas simplement nous mettre en prière à heures fixes ; c’est vraiment nous mêler des affaires de ce monde » (Journal La Croix ). Ainsi, au soir de Noël, il ne faut pas que nos crèches ne ressemblent qu’à du folklore !

    Au soir de Noël, il faut que nos crèches soient vivantes !
    Père Philippe Brunel (archives 2010)

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