Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    Quizz sur les traditions de Noël

    crèche du Pérou ©Défrade
    crèche du Pérou ©Défrade

    La nativité : Jour de naissance de Jésus-Christ


    La liturgie latine désigne la célébration de la Nativité de Jésus par les mots Festum Nativitatis Natalis Domini Nostri Jesu Christi ou, en résumé, Dies Natalis Domini, "jour de la naissance du Seigneur". De là sont venues les expressions populaires pour nommer Noël : Natale en italien ; Navidad en espagnol, Natal en portugais ; Nadal dans le sud de la France puis Noël dans toute la France.


    Quizz sur les traditions de Noël
    Quizz sur les traditions de Noël

    Réponses au Quizz de Noël


    1- Le bœuf et l’âne sont mentionnés dans l’Evangile de Luc 2 1-20, FAUX : ce détail n’est évoqué dans aucun des récits évangéliques de la Nativité (Matthieu et Luc) ; il vient des évangiles apocryphes (c'est-à-dire non reconnus par le Canon de l’Eglise) qui mentionnent « que le troisième jour après la naissance du Seigneur, Marie sortit de la grotte, entra dans une étable, et déposa l’enfant dans la crèche, et le bœuf et l’âne l’adorèrent ». Ainsi s’accomplit ce qui avait été écrit par le prophète Isaïe. Les évangiles apocryphes ont eu un grand impact sur l’imagination populaire ; ils ont fourni maints thèmes traditionnels que l’Eglise a respectés lorsqu’ils n’étaient pas contraires à la foi et pouvaient avoir une valeur symbolique en harmonie avec l’enseignement biblique : toute la création tend vers Jésus, qui récapitule l’univers.

    2- La fête de la Nativité a toujours été fêtée le 25 décembre, FAUX : on ignore le jour et l’heure de la naissance de Jésus qui ne sont évoqués dans aucun texte du Nouveau Testament. Dès le IIIe siècle, on célèbre le 6 janvier le baptême du Christ et la « manifestation » (en grec epiphaneia) de sa divinité, sans attribuer à cette date aucune valeur d’anniversaire. Dès le Ive siècle à Bethléem, la liturgie de ce jour est centrée sur la Nativité.

    Pourquoi le 6 janvier ? selon divers auteurs du IVe et Ve siècle, on célébrait dans certaines villes d’Orient la naissance du dieu Aïon enfant d’une vierge. Il s’agissait probablement d’un culte lié au solstice d’hiver. Sans doute les responsables de l’Eglise ont-ils voulu, comme ils le firent souvent, christianiser des fêtes païennes plutôt que d’obliger la population à y renoncer.

    En Occident, le 25 décembre devint la date officielle en 353. En effet, dans le monde païen latinisé, les Saturnales (célébrant la remontée du soleil sur l’horizon) se déroulaient du 17 au 24 décembre. Les chrétiens s’adaptèrent à ces coutumes en donnant à cette période le sens d’une célébration de ce qui était pour eux la venue de la Vraie lumière, celle du Christ. L’heure de minuit est tout aussi symbolique : c’est celle qui marque l’arrivée d’un nouveau jour

    3- L’arbre de Noël est une coutume chrétienne, VRAI : l’arbre de Noël n’est pas d’origine païenne germanique mais une coutume chrétienne associant deux symboles religieux (la lumière et la vie).

    Parmi les divers « mystères » (représentations religieuses) joués dans les églises ou sur les porche à partir du XIe siècle, l’un connaissait un grand succès pendant l’Avent. Il évoquait le paradis terrestre figuré par un arbre chargé de fruits, placé au centre de la scène. Après la disparition des mystères, l’arbre du paradis resta un des symboles des festivités de Noël : on établissait une correspondance entre la création de l’humanité, en Adam et Eve et la naissance de Jésus, nouvel Adam venu régénérer l’humanité.

    Cette représentation de l’arbre, source de vie, est d’ailleurs reprise maintes fois dans la Bible. L’Arbre de Noël proprement dit apparaît en Alsace au XVIe siècle. Au siècle suivant apparaît l’habitude de l’illuminer avec des bougies. Au XIXe siècle, il se généralise dans l’Europe du Nord. L’épouse allemande du duc d’Orléans l’introduit en France en 1837

    4- La couronne de l’Avent symbolise les quatre dimanches qui précédent Noël, VRAI : Ces couronnes comportent quatre bougies qui sont allumées progressivement chaque dimanche de l’Avent. Ces bougies, dit-on, symbolisent les grandes étapes du salut.
    • la 1ère bougie symbolise le pardon à Adam et Eve. Ils mourront sur la terre mais ils vivront en Dieu.
    • la 2e bougie symbolise la foi des patriarches : ils croient au don de la Terre Promise.
    • la 3e bougie symbolise la joie de David : ils célèbrent l’Alliance et sa pérennité.
    • la 4e bougie symbolise l’enseignement des prophètes. Ils annoncent un règne de paix et de justice.

    5- Le symbolisme du gui et le houx a trouvé sa place dans les traditions chrétiennes de Noël, VRAI : le symbolisme de l’un et de l’autre est antérieur au christianisme. Le gui était une plante sacrée chez les Gaulois, on lui attribuait des pouvoirs de guérison des maladies et de protection contre les sorts. Quand deux ennemis se rencontraient sous le gui, ils devaient respecter une trêve jusqu’au lendemain, c’est l’origine du gui placé sur les portes ou au milieu d’une pièce comme signe de paix et d’hospitalité. Tout ce symbolisme a aisément trouvé sa place dans les traditions de Noël. Il en est de même pour le houx, auquel étaient là encore, attribués des pouvoirs contre les sorts ou contre la foudre. Dans l’Europe du Nord, le Christianisme donna un symbole religieux à cette plante, dans laquelle on vit l’évocation du buisson ardent de Moïse, de l’amour de Dieu dans le cœur de Marie, de la couronne d’épines de Jésus.

    6- Saint Nicolas récompensa les enfants bien avant le Père Noël, VRAI : Dans l’Antiquité, on échangeait des cadeaux à l’occasion du solstice d’hiver ; dans les pays nordiques, le dieu Odin, à cheval sur un nuage, apportait aux enfants la récompense ou la punition de leur comportement par les objets qu’il déversait en pluie à leur intention. C’est l’une des origines du Père Noël.
    Mais avant son apparition (très récente), c’est à saint Nicolas que la tradition chrétienne attribua la mission de récompenser les enfants. La légende faisant de lui un protecteur. Un chevalier lorrain avait ramené de la croisade une relique de ce saint, dont on sait peu de choses mais dont le culte était déjà très répandu en Orient. Il devint très populaire en Lorraine, dans les Flandres et en Angleterre (Santa Claus) ; on disait aux enfants que le 6 janvier, il allait de toit en toit déposer présents et friandises dans leurs souliers disposés devant la cheminée. Il était parfois accompagné d’un « méchant » chargé de punir les enfants désobéissants.
    Le Père Noël vit le jour au États-unis au milieu du XIXe siècle ; il s’introduisit en Europe après la première guerre mondiale.

    7- Saint François d’Assise a inventé la première crèche, VRAI : La dévotion à la Nativité du Christ a pris corps très tôt et sous de multiples formes, à commencer par des pèlerinages à Bethléem, dans la grotte supposée être le lieu de naissance. En 1223, pour la messe de Noël, François d’Assise rassembla plusieurs habitants de Greccio, en Ombtie, dans une grotte où l’on avait disposé une crèche garnie de foin, et amené un bœuf et un âne véritable, reconstituant ainsi de manière très parlante pour des paysans l’humble cadre dans lequel le Sauveur était venu sur terre. Par contre, aucune représentation de Jésus, de Marie et Joseph ne figurait : Jésus Christ était présent dans l’Eucharistie qu’on célébrait. On a souvent fait de la célébration de Greccio la première crèche. Au XVe siècle apparaissent les crèches permanentes dans les églises. Les crèches temporaires à leur tout se multiplièrent et des traditions se développent dans diverses régions pour la confection de personnage (comme les santons de Provence).

    8- Les mages étaient des rois. FAUX : L’Evangile de Matthieu est le seul à relater l’histoire des mages venus d’Orient à Bethléem, sous la conduite d’un astre, pour adorer « le roi des juifs qui vient de naître ». Il s’agit pour cet évangéliste qui s’adresse à des judéo chrétiens persécutés par les juifs, de montrer que Jésus est bien le Messie, et que se vérifie la prophétie d’Isaïe (9-11) : « Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore (…). Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations (… ). Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur». C’est sur ces textes que s’est bâtie plus tard la légende concernant les rois mages, notamment avec des récits d’évangiles apocryphes (non retenus par le Canon de l’Eglise). Au Ve siècle on déclare leur nombre à trois ; au VIIe siècle on leur donne un nom : Melchior, Balthasar et Gaspard ; au XVe siècle on leur attribue des races différentes symbolisant ainsi l’ensemble de l’humanité.

    9- Les chrétiens célèbrent sous le nom d’Epiphanie, la manifestation du Fils de Dieu au monde», VRAI : la liturgie latine s’est employée à mettre en relief le sens profond du récit de Matthieu : ces sages venus d’Orient, ces étrangers d’Israël, sont la manifestation du caractère universel du salut apporté par le Christ. C’est ce que célèbre aujourd’hui la liturgie occidentale dans les jours qui suivent Noël. La fête de l’Epiphanie est le premier dimanche qui suit le 1er janvier.

    Source Théo, l’encyclopédie catholique pour tous

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