Paroisse Catholique du diocèse de Saint-Étienne

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    1 heure avec Dieu : Chemin de Carême, chemin de pardon...




    Durant cette petite pause 1 Heure avec Dieu que la paroisse vous propose durant le Carême, notre deuxième étape jeudi  1er mars nous a fait cheminer avec la parabole de la brebis perdue (Lc 15,1-7).

    Les pécheurs

    Dans ce récit, deux "clans" s'opposent. Les publicains - c'est à dire les collecteurs d'impôts pour les Romains - qui sont considérés comme pécheurs car non seulement ils côtoient les païens, mais aussi
    parce qu'ils sont un brin voleurs. Il faut dire qu'ils ne sont pas rémunérés pour leur travail et qu'ils doivent prendre leur salaire sur la collecte. Peut-être en prennent-ils trop ? Sans doute ! N'est-ce pas ce qu'à fait Zachée qui est ainsi devenu très riche.
    A côté des publicains, il y a d'autres pécheurs. Quels sont leurs péchés ? La parabole ne le dit pas, mais en tout cas, ils ne sont pas conformes à ce que demandent la Loi juive que les pharisiens et les scribes respectent, eux, à la lettre. Eux, ce sont les "bons croyants". Trop peut-être ? Jésus les critique à plusieurs reprises leur reprochant de privilégier les rites et la Loi
    au détriment de l'amour de leur prochain.

    Les pharisiens

    Jésus dérange ces pharisiens. Allons donc ! Vous imaginez-vous un juif - pur -  aller manger chez un pécheur, comme chez Matthieu par exemple ? Ou guérir un homme un jour de Sabbat, jour sacré durant lequel un juif ne doit rien faire ? Comme si une guérison ne pouvait pas attendre le lendemain ! Et d'ailleurs, pour qui se prend-t-il cet homme pour oser guérir les malades et pardonner les péchés ? Seul le Seigneur en a le pouvoir ! Et pour couronner le tout, ce Jésus appelle Dieu "Père". C'est inconcevable !

    Le berger

    Jésus écoute leurs récriminations et leur répond avec une parabole. Il aime utiliser ces petites histoires tirées de la vie quotidienne pour parler du Royaume. L’activité pastorale occupe une
    place essentielle dans la société, il prend donc l'exemple d'un pasteur et de son troupeau.  Il ne mentionne pas explicitement le mot 'berger', il dit : "Si l’un de vous...". Et voilà que les pharisiens sont encore pointés du doigt...

    Une brebis

    Un berger, cent brebis... et une qui manque à l'appel. Dans un sens, une brebis parmi 99 autres, cela pourrait ne pas avoir trop d'importance. Un animal reste un animal ! Pourquoi le berger irait-il
    risquer sa vie à la chercher dans un milieu aride comme le désert ? Oui mais voilà, ces animaux dociles sont absolument sans défense face à leur environnement et à leurs prédateurs, les chacals,
    les hyènes, loups...Et ils ont de la valeur aux yeux du berger car ils lui donnent du lait, de la viande,
    la toison et les peaux sont vendus et, le moment venu, ils sont offerts en sacrifice au Temple.
    Alors, le pasteur ne réfléchit pas, il part à sa recherche, la cherche... la cherche, jusqu'à ce qu'il la retrouve. Et quand enfin il la repère, saine et sauve, il la met sur ses épaules et dans la joie, annonce la bonne nouvelle à ses voisins.

    Et nous ?

    Que de similitude avec la parabole du fils perdu qui suit ce récit dans l'Évangile de Luc. Le père aimant retrouve son fils, ne lui reproche pas ses errances, ne le gronde pas. Non, il se contente de le serrer dans ses bras avant d'organiser une fête avec ses amis.
    Dieu est comme ce berger et ce père, plein d'amour et de miséricorde pour ses enfants. Il les aime tous d'un amour infini et tous ont de la valeur à ses yeux, même les pécheurs.
    Surtout les pécheurs ! "Le Fils de l’homme n'est-il pas venus chercher ceux qui étaient perdus ?"(1)
    Il fait tout le chemin vers ceux qui se croient perdus, abandonnés, au loin.
    Il veut que personne ne se perde, et quand nous nous laissons retrouver, sa joie est immense.
    C’est si bon d’être aimé !

    Le pardon

    L'Église nous offre cette joie infinie de recevoir le sacrement du pardon. De nous libérer de nos fautes. De nous sentir aimés. Ce chemin de Carême est l'occasion de préparer notre cœur à cette conversion.
    F.D

    (1) Zachée en Luc 19,10


    Lire le récit

    01 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
    02 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
    03 Alors Jésus leur dit cette parabole :
    04 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
    05 Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
    06 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !
    07 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.” ©AELF
    ► Voir aussi la parabole en Matthieu 18, 12-13 

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