Dossier élection du pape François

Un nouveau pape : François

Mercredi 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio a été désigné pour devenir le successeur de Pierre. Sitôt élu, le nouveau souverain pontife a souhaité réciter avec les catholiques du monde entier un "Notre-Père" et un "Je vous salue Marie", avant de se recommander à la prière de chacun.  

Archevêque de Buenos Aires, primat de l’Eglise d’Argentine, Jorge Mario Bergoglio, jésuite, est né en 1936. Il a été ordonné en 1969. Nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, il devient archevêque de ce diocèse en 1997. Il a été créé cardinal par le pape Jean-Paul II en 2001. Il est également membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.

 

Pourquoi le pape a t-il choisi le nom de François 

Samedi 16 mars 2013, plus de 6 000 personnes venant de 64 pays du monde ont pu rencontrer le Pape François en Salle Paul VI, la salle des audiences générales du Saint-Siège. Parmi les nombreux sujets abordés, le pape a expliqué pourquoi il a choisi le prénom de François.



"J’ai choisi François, le nom de mon cœur « Nombreux sont ceux qui, ignorant pourquoi je me suis appelé François, ont pensé à François-Xavier, à François de Sales et à François d’Assise. Voici les faits : dans la Sixtine j’avais à côté de moi le Cardinal Caludio Hummes, l’ancien Archevêque de Sao Paulo et ancien Préfet de la Congrégation pour le clergé, un grand ami, vraiment un grand ami ! Lorsque les choses sont devenues dangereuses pour moi, il m’a rassuré et encouragé. Et lorsqu’on est arrivé aux deux tiers des votes, et que les cardinaux ont applaudi le Pape élu, cet ami m’a dit en m’embrassant : N’oublie jamais les pauvres ! Ceci s’est imprimé dans mon esprit et j’ai immédiatement pensé au Poverello. J’ai pensé aux guerres, alors que le scrutin reprenait jusqu’à un vote unanime, j’ai pensé à François, l’homme de la paix, l’homme qui aimait et protégeait la nature. Alors que l’humanité a un rapport tellement médiocre avec la création ! Il est l’homme diffusant l’esprit de la paix, l’homme pauvre. Combien je désire une Eglise pauvre pour les pauvres ! ». Un cardinal m’a dit : « Tu devrais t’appeler Adrien parce que Adrien VI fut un réformateur. Et nous avons besoin de réformer » l’Eglise. « Un autre de choisir celui de Clément. Mais pourquoi ? Parce qu’en devenant Clément XV tu vengerais l’affront de Clément XIV qui avait supprimé la Compagnie de Jésus ». Et « j’ai choisi François, le nom de mon cœur »."

Le premier pape latino américain de l’histoire


Qui est le nouveau pape ? 

Archevêque de Buenos Aires, primat de l’Eglise d’Argentine, Jorge Mario Bergoglio, jésuite, est né en 1936. Il a été ordonné en 1969. Nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, il devient archevêque de ce diocèse en 1997. Il a été créé cardinal par le pape Jean-Paul II en 2001. Il est également membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.
Sa biographie complète
Mercredi 13 mars, en fin de soirée, la fumée blanche apparaît au dessus de la chapelle Sixtine. Une volée de cloches au Vatican confirme la succession de Benoît XVI. Les 115 cardinaux réunis en conclave ont désigné le 266ème pape au cinquième tour de scrutin seulement. Une immense émotion s’empare de la place Saint Pierre où sont réunis des milliers de pèlerins qui attendent de connaître le nom du nouvel évêque de Rome. Parmi eux, de nombreux sud américains qui portent l’espoir de tout un continent. Certains même susurrent le nom du cardinal brésilien Odilo Scherer en soulignant : « cela serait une attention montrée au nouveau monde que de nommer un pape d’Amérique du Sud ».

Les minutes semblent interminables pour les 1,2 milliards de catholiques dans le monde qui attendent avec impatience de connaître le nom du successeur de saint Pierre. La fanfare de la gendarmerie vaticane, en grande tenue, arrive place Saint-Pierre, pour un concert. Elle précède le cortège des gardes suisses en uniformes d’apparat.

Et enfin les lumières s’allument derrière la fenêtre du balcon. Quelques minutes encore d’attente, puis la formule rituelle « Habemus papam » est prononcée par le protodiacre, le cardinal français Jean-Louis Tauran. Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, ancien archevêque de Buenos Aires, succède à Benoît XVI sous le nom de Francesco (François en français). Un pape latino, un pasteur, un jésuite, l’ami des pauvres, c’est une reconnaissance pour les 40 % de catholiques dans le monde qui vivent en Amérique du Sud …. Chacun y va de son commentaire en attendant de voir le visage du nouveau chef de l’église catholique romaine. Et il arrive enfin, l’air grave, presque intimidé par cette nouvelle charge qui pèse désormais sur ses épaules tandis que l’hymne national du Vatican retentit place Saint-Pierre. Mais quand enfin il prend la parole, une ombre se sourire s’affiche sur son visage tandis qu’il s’adresse aux romains : « Vous savez que l’objectif du conclave était de donner un évêque à Rome. Mes frères cardinaux semblent l’avoir cherché au bout du monde ».


Un chemin de fraternité

Puis le pape François poursuit : « Avant tout, je souhaite faire une prière pour notre évêque émérite Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui pour que le Seigneur le bénisse et que la Sainte Vierge le protège ». Place Saint Pierre, les hourras et les vivats laissent place à la prière. Quand il reprend la parole, le nouveau pape ne s’adresse plus seulement aux pèlerins de Rome mais aux catholiques du monde entier : « A présent nous allons commencer ce chemin - le peuple, l’évêque - ce chemin de l’Eglise de Rome qui doit être le même que le chemin de toutes les Églises, un chemin de fraternité, de confiance et d’amour entre nous. Nous devons prier les uns pour les autres, nous devons prier pour tout le monde, pour le monde entier, pour que règne une immense fraternité. Je souhaite que ce chemin de l’Église que nous entamons aujourd’hui puisse aboutir à davantage d’évangélisation. Maintenant je vais vous donner la bénédiction, mais avant je voudrais vous demander uns service, je voudrais que vous priez Dieu pour qu’Il accorde la bénédiction à votre évêque ».


Priez pour moi

Nouveau silence place Saint Pierre. Les chrétiens prient. Une bénédiction inversée qui souligne l’humilité de celui qui se reconnaît le plus pauvre parmi les pauvres comme le Christ avant lui quand il lava les pieds de ses apôtres.

Puis le protodiacre Jean-Louis Tauran reprend la parole : « Le saint père François, à ceux qui reçoivent sa bénédiction par le biais de la radio, de la télévision et des nouveaux moyens de communication, accorde l’indulgence plénière sous la forme établie par l’Église. Prions Dieu pour qu’Il préserve l’Église longtemps, pour qu’Il guide l’Église pour qu’Il accorde la paix et l’unité aux Églises du monde entier ».

Avant de se retirer par un « Bonsoir et dormez bien », le pape François a donné la bénédiction urbi et orbi [1] "à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté". Concluant par « Merci de votre accueil, priez pour moi et nous nous reverrons bientôt. Demain, je vais prier la Sainte Vierge pour qu’elle protège Rome ».

La messe inaugurale du nouveau pape aura lieu mardi 19 mars 2013 à 9 h 30 à Rome.
F.Défrade





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